Le budget de la sécurité sociale, officiellement appelé « loi de financement de la sécurité sociale » est voté chaque année par l’Assemblée Nationale et le Sénat à l’automne. Il permet de définir les dépenses de sécurité sociale pour l’ensemble de l’année à venir. Voici les principales mesures du budget de la « Sécu » 2020 :

 

Handicap et vieillesse

 

Augmentation du financement des EHPAD, avec l’objectif de recruter 5200 soignants supplémentaires dès cette année

 

Rémunération du congé de proche aidant à hauteur de 52 euros par jour pour une personne seule

 

Création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes des maladies professionnelles liées aux pesticides, c’est-à-dire les exploitants agricoles et les enfants nés malades du fait de l’exposition de leurs parents

 

L’Allocation Adulte Handicapé et le minimum-vieillesse seront revalorisés et atteindront 900 euros par mois

 

Grossesse, maternité, pensions alimentaires

 

Mise en place d’un service public dans les CAF pour faciliter le paiement des pensions alimentaires. Ce service, qui pourrait concerner quelque 100 000 familles monoparentales d’ici la mi-2021, vise aussi à augmenter le taux de recours à l' »allocation de soutien familial » de 115,64 euros par mois et par enfant versée par la CAF aux victimes de mauvais payeurs.

 

Remboursement de la contraception pour toutes les mineures (même en dessous de 15 ans)

 

Prise en charge des frais de transport et d’hébergement des femmes enceintes résidant loin de la maternité : quelque 60 000 femmes pourraient être concernées pour cette mesure

 

Crise des hôpitaux

 

Le gouvernement a annoncé le déblocage d’1,5 milliard d’euros sur trois ans pour améliorer les conditions de travail à l’hôpital (prime pour les soignants, revalorisations salariales, achat de nouveau matériel…)

 

Reprise de 10 milliards d’euros de dette hospitalière afin d’assainir la situation financière des hôpitaux et utiliser une partie des marges de manœuvre dégagées pour investir

 

Retraites

 

Réindexation des retraites les plus modestes sur l’inflation : les retraites de moins de 2 000 euros (12 millions de retraités, soit les trois quarts de la population retraitée) seront réindexées sur l’inflation, tandis que le minimum de pension garanti pour une carrière complète sera porté à 1 000 euros par mois.

 

Enfin, toutes les prestations sociales seront revalorisées de 0,3%.