Interpellée par les entreprises et les salariés de la Haute-Vienne qui redoutent la concurrence d’une main d’œuvre à bas coût souvent issue de l’Est de l’Europe sur leur activité et leur emploi, j’ai interrogé ce matin en Commission des Affaires économiques le Commissaire général de France Stratégie Gilles de Margerie sur les mesures à mettre en œuvre.

Des solutions existent :

La directive sur le travail détaché permet par exemple à des entreprises allemandes d de l’agroalimentaire d’employer à bas-coûts des travailleurs souvent polonais ou tchèques. Cela entraîne une concurrence difficile à soutenir pour les entreprises françaises. Je pense notamment aux dirigeants et aux salariés de l’entreprise MADRANGE de FEYTIAT que j’ai visitée en janvier dernier et qui redoutaient cette concurrence au moins-disant social. La directive en cause à été révisée afin de limiter les abus, en grande partie grâce à la France. Adoptée par le Parlement européen en mai 2018, la nouvelle version de la directive entrera en vigueur courant 2020. C’est une protection pour les salariés français et hauts-viennois.

Le Président de la République Emmanuel Macron a également émis l’idée d’un salaire minimum dans chaque pays européen. Imaginez que 6 pays de l’UE n’ont même pas de SMIC ! Ce salaire serait fixé à 60 % du salaire médian. Les écarts de salaires au sein de l’UE s’en trouveraient donc automatiquement réduits. La majorité LaREM à laquelle j’appartiens défend cette idée pour les élections européennes.
Des sujets aussi vitaux que les salaires et l’emploi dans le Limousin se traitent en grande partie au niveau européen.

Prise de parole en amont du vote de la loi Egalim