Ce 26 octobre à Saint-Laurent-les-Eglises, nous rendions hommage à un célèbre couple haut-viennois : Georges et Henriette Guingouin. Si ce nom évoque immédiatement la résistance en terre limousine, c’est une autre facette de ces deux êtres d’exceptions qui est mise en lumière à Saint-Laurent-les-Eglises.

Petit retour sur l’histoire :

Avant le début du conflit, Georges Guingouin est instituteur, l’Etat français le révoquera.

Accueilli en héros à la fin de la guerre, Georges est élu maire de Limoges en 1945. Mais le succès est de courte durée et les années d’après-guerre apportent leur lot d’épreuves. Battu aux municipales de 1947 puis exclu du parti communiste en 1952, Georges décide de retourner vers son métier d’enseignant. C’est dans la commune de Saint-Laurent-les-Eglises que Georges et Henriette seront instituteurs entre 1952 et 1953 dans une école du Vistrat.

Désormais, une plaque commémorative orne le mur de l’ancienne école en hommage au couple. Aujourd’hui, nous n’honorons pas seulement la mémoire de celui que l’Histoire appelle le « Préfet du Maquis », mais l’homme instituteur et sa femme pour leur engagement dans l’éducation.

Cet hommage est aussi l’occasion de saluer la mémoire d’un couple. En effet, l’après-guerre n’a pas été un long fleuve tranquille pour les Guingouin. S’ils décident de quitter la Haute-Vienne en 1953, c’est que l’atmosphère est plus qu’inconfortable, les menaces sur Georges bien nombreuses. Il sera, quelques années plus tard, emprisonné et passé à tabac lors de son incarcération. Toujours, il a pu compter sur le soutien indéfectible d’Henriette, son épouse, avec laquelle il partageait tant de valeurs et l’amour de l’enseignement.

C’est avec beaucoup d’émotion que ceux qui ont eu l’occasion d’avoir Georges ou Henriette comme enseignants ont témoigné de cette histoire. Leurs témoignages devraient d’ailleurs faire prochainement l’objet d’un petit ouvrage sur lequel la commune de Saint-Laurent-les-Eglises travaille.

Connaissons notre chance de vivre dans pays en paix et notre devoir de mémoire envers ceux qui y ont contribué. N’oublions pas non plus que l’enseignement est notre plus belle arme pour former des citoyens engagés pour la Nation.