Près d’un élève sur dix serait victime de harcèlement scolaire. Des violences physiques ou psychologiques qui poussent certains jeunes à mettre fin à leurs jours, comme en témoignent plusieurs drames récents qui ont ému l’opinion, notamment le suicide de Chanel, 12 ans, fin septembre dans le Pas-de-Calais, ou celui de Dinah, 14 ans, en octobre, dans le Haut-Rhin.

 

➡️ Quelles sont les mesures pour s’attaquer à ce fléau ?

 

👉 La première des nécessités, c’est de mettre fin au sentiment d’impunité des harceleurs. Bien souvent, ces derniers ne savent pas qu’ils peuvent être poursuivis en justice. Le texte créé donc un délit propre au harcèlement scolaire, avec des peines plus importantes que ce qui est prévu pour le harcèlement moral. En effet, les nouvelles peines pour le harcèlement scolaire pourront aller jusqu’à 10 ans de prison, notamment lorsque la victime s’est suicidée.

 

Cela ne veut pas dire pour autant que les collégiens et lycéens harceleurs vont être condamnés à 10 ans de prison ! Les peines prévues par le code pénal s’appliquent en principe aux majeurs ; les mineurs bénéficient dans l’immense majorité des cas d’aménagements de peine. La création de ce nouveau délit doit toutefois permettre de mieux lutter contre ce phénomène en tant que tel.

 

👉 La proposition de loi traite de la prévention et de l’accompagnement des victimes et des auteurs.

 

👉 Elle oblige les établissements scolaires à assurer un droit à la protection contre le harcèlement scolaire. Elle prévoit également que les médecins, les infirmiers et les psychologues scolaires seront formés à la prévention et à la prise en charge des victimes de harcèlement scolaire. De même, les établissements devront définir, dès la promulgation de la loi, un « protocole de prise en charge » des victimes.