➡️ Quelle est la législation actuelle concernant la fin de vie ?

En vertu de la loi Leonetti de 2005, toute personne en phase terminale d’une maladie incurable peut demander à ce que l’on cesse son traitement. Dix ans plus tard, la loi Claeys-Leonetti de 2016 a instauré un droit « à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale ». Concrètement, cela veut dire que les patients atteints d’une maladie incurable en phase terminale peuvent bénéficier d’une sédation continue qui leur permettra « d’échapper » à l’agonie : c’est ce que Jean Leonetti, artisan de cette loi, appelait « le droit à dormir pour ne pas souffrir ».

Cette loi a posé des problèmes d’application. On a relevé des cas, terribles, de médecins réveillant l’agonisant pour lui redemander s’il persiste dans son choix. Par ailleurs, toutes les équipes médicales n’accèdent pas à la demande du patient d’obtenir la sédation profonde et continue. Surtout, c’est la technique de la sédation profonde et continue du patient qui pose question. Elle impose d’arrêter l’hydratation et la nutrition du patient, jusqu’à la mort. Cela peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Et cela, bien que le patient soit endormi, pose évidemment des questions éthiques.

Cette technique n’est pas conforme au souhait de beaucoup de nos concitoyens, qui souhaitent certes abréger leurs souffrances, mais toutefois mourir dans la dignité.

➡️ Quelles évolutions avec la loi Falorni ?

En vertu de la proposition de loi de Monsieur Falorni, tout patient atteint d’une maladie grave et incurable à un stade avancé ou terminal pourra demander à bénéficier d’une aide active à mourir. Concrètement, à recevoir une injection létale de la part d’un médecin.

Cette procédure fera l’objet d’un contrôle rigoureux impliquant trois médecins et non le seul médecin traitant. La demande sera évidemment révocable à tout moment par l’intéressé. Les médecins ne seront aucunement dans l’obligation de pratiquer cette aide à mourir s’ils ne le souhaitent pas.