A l’occasion de la remise du Pacte d’ambition pour l’insertion par l’activité économique, j’étais aux côtés du Président de la République Emmanuel Macron et de la Ministre du Travail Muriel Pénicaud ce mardi 10 septembre lors de la visite des « Ateliers sans frontières » de Bonneuil-sur-Marne. Ces ateliers accueillent 120 personnes qui travaillent à des activités solidaires comme le recyclage ou la revalorisation de matériel usagé.

Trop de Français sont confrontés au chômage de longue durée, pour des raisons sociales ou professionnelles. Il nous faut donc innover pour ramener ces personnes en difficultés vers l’emploi : c’est tout le sens des 30 mesures qui composent ce Pacte, issu d’un intense travail de co-construction entre acteurs de l’inclusion sur le terrain et les organismes ministériels.

Lors d’un échange sans filtre avec des salariés, des acteurs de l’inclusion et des chefs d’entreprise, le Président Macron est revenu sur quelques pistes :

  • La simplification des démarches administratives pesant sur les entreprises et qui peuvent freiner la création d’emploi.
  • Le « Plan pauvreté », lancé en septembre 2018, qui est un investissement inédit dans l’insertion par l’activité économique (IAE). Ce plan, doté d’un budget de 8,5 milliards d’euros, contient des mesures très concrètes. En IAE, la prime d’activité a ainsi été revalorisée : c’est une aide aux travailleurs modestes dont bénéficient désormais plus de 4 millions de personnes.
  • Une posture par rapport au chômage : face à ce fléau, « il ne faut pas être dans une guerre de position mais une guerre de mouvement » comme l’a rappelé le Président. Autrement dit, il ne faut pas avoir une approche statutaire, déconnectée du terrain, mais au contraire apporter une réponse adaptée à chaque réalité individuelle et locale.
  • Une politique éducative, sociale et environnementale à la fois ambitieuse et compatible avec la croissance économique. Contrairement à ce qui est trop souvent dit, le social ou l’écologie ne s’opposent pas à la recherche de la rentabilité. A titre d’exemple, 300.000 emplois peuvent être créés dans le domaine de l’économie circulaire.

Face à ces défis majeurs en matière d’insertion par l’activité économique, le gouvernement met les moyens : 1,3 milliard d’euros seront consacrés à l’IAE en 2022 – contre 900 millions cette année – afin de pouvoir financer 240.000 postes supplémentaires pour les personnes éloignées de l’emploi.

Une concertation est également lancée en vue de la création d’un service public de l’insertion qui sera chargé de mieux accompagner les chômeurs.

C’est donc une action ambitieuse et concrète que porte le Pacte remis hier. Les Ateliers sans frontières que j’ai eu le plaisir de visiter sont la preuve que le retour à l’emploi est possible dans des secteurs d’avenir comme l’écologie et le social, alors agissons !