Ces six derniers mois, plus de 250 services d’urgences sont entrés en grève en France. Cette crise inédite relève de causes multiples :

 

▶️Le nombre de patients admis aux urgences a doublé en 20 ans, alors que le nombre de lits a baissé.

▶️Le nombre de médecins généralistes stagne (au détriment d’une augmentation des médecins spécialistes).

▶️La pratique « intérimaire » se développe aux urgences: c’est-à-dire qu’une part croissante de médecins à temps partiel y exercent. Initialement, le recrutement de médecins en temps partiel était une solution lorsqu’un poste de titulaire des urgences n’avait pas été pourvu. Le problème, c’est que ces derniers sont mieux payés que les titulaires, ce qui incite les titulaires à passer en temps partiel et crée un effet pervers.

 

👉Face au malaise du personnel dans les services d’urgence, la Ministre de la Santé a présenté ce lundi 9 septembre un plan de refondation des urgences.

 

✅Plus de ressources humaines : la plus grande partie du budget débloqué en faveur de la résolution de cette crise (750 millions d’euros) servira à recruter du personnel dans les urgences

✅De meilleures conditions financières pour les professionnels qui interviennent aux urgences : cet été, une prime de 100 euros a été mise en place pour les paramédicaux (infirmiers, aides-soignants, ambulanciers) des urgences et les ARM (interlocuteurs du 15 et du 112).

✅Une meilleure répartition de la charge entre la médecine « publique », c’est-à-dire l’hôpital, et la médecine de ville, c’est-à-dire libérale. Aujourd’hui, 43% des personnes reçues aux urgences auraient pu faire l’objet d’une simple consultation en médecine de ville! Le plan prévoit l’ouverture de 50 maisons médicales de garde à proximité des urgences les plus engorgées

✅Mise en place d’un service téléphonique 24h/24 qui permette à la fois d’obtenir un conseil médical, une téléconsultation, de faire venir une ambulance ou d’être dirigé vers un service d’urgences. Il permettra notamment d’évaluer la gravité de la situation et pourra orienter les malades vers la médecine de ville lorsqu’un passage aux urgences n’est pas nécessaire